Archive pour la Catégorie Les Enclumes Volantes

Les Nems s’en vont

Posté dans Les Enclumes Volantes, P-Funk le 11 mars 2011 par letussleep

Après avoir pensé, à tort, que les Nems étaient cuits nous sommes revenus à notre tactique habituelle de guerre d’usure.

Mais il ne reste pas grand-chose à user.

En effet, après un bref regain d’activité, les nemesis se font de plus en plus rares, à tel point que nous avons dû déclencher une petite guerre d’appoint contre les Flying Blacksmiths,  pour tuer le temps. Entre autres choses.

Parallèlement, une enquête de terrain nous a confirmé l’ampleur du phénomène, la constellation d’Ubar n’est plus  verrouillée par les Nems, ceux qui sont restés sur place sont des industriels, qui se sont mis à l’abri dans leur corporation filiale les Jacob de la Fonk et nous avons tôt fait de constater que les autres, à l’instar d’Happy Bro, sont un peu légers pour tenir la baraque.

Voir même carrément à la rue.

Cette rencontre avec un Battleship nous laisse penser que les Nems vont revenir en force, mais un rouleau ne fait pas le printemps et même à Pashanai, les cibles sont aussi rares et farouches que dans le reste de la constellation.

Pourtant, nous n’avons pas spécialement observé de désertions au sein de leurs forces armées.

Pour en avoir le cœur net, nous bourrons quelques enveloppes de billets, à l’attention de certains de nos contacts ayant accès au recensement en temps réel de Concord, et nous ne tardons pas à comprendre ce qui se passe : les combattants de la corporation nemesis 2.0 ont déguerpi de l’Empire pour s’installer dans la région sans foi ni loi de Syndicate. Non pas qu’ils n’aient plus envie de se battre, ils ont l’air d’aimer ça puisque cette zone est un champ de bataille permanent, mais en tout cas pas contre nous.

Dès lors, l’équipe B aux rangs clairsemés, qu’ils ont laissé derrière eux, ne peut nous opposer qu’une résistance mollassonne et démotivée dans le système de Pashanai qui, il y a quelques jours encore, était leur fief.

Il est inutile de prolonger davantage cette guerre ; l’exécution sommaire de Randy GODLY, interrompu en pleine séance distribution de prospectus en pos à pos, sera la cérémonie de clôture de cette campagne sanglante.

Le killmail qui murmurait à l’oreille du Sage

Posté dans Les Enclumes Volantes le 10 mars 2011 par letussleep

De prime abord, ce rapport de combat n’a suscité chez nous aucune émotion particulière, si ce n’est la satisfaction de détruire un Battleship portant les couleurs des Flying Blacksmiths.
Mais la carte n’est pas le territoire et le rapprochement avec cet autre rapport de combat nous a alertés : qu’est-ce qui a bien pu se passer pendant 20 minutes, alors qu’un combat de ce genre s’achève généralement en moins de 2 ?

Une commission d’enquête indépendante a été réunie et l’audition de Campfire Headphase, Eagle Wood et Sleeper’s a mis en lumière les faits suivants.

Le 10/03 à 20:21, Eagle Wood est en embuscade à la gate de Botane, dans le système solaire de Dodixie, à bord d’un croiseur Rupture. Il y voit apparaître un Raven piloté par garr sh’aak, il se frotte les yeux, le Raven est toujours là, il donne alors l’alerte. Sleeper’s et Campfire Headphase sont disponibles pour lui prêter main forte, mais seul Sleeper’s dispose d’un vaisseau capable de rivaliser avec le Raven : un Typhoon  et il se trouve à pratiquement de 15 jumps de distance !

En un clin d’oeil, ils décident du plan suivant : Eagle Wood va tacler et engager le Raven immédiatement, son sacrifice procurera à Campfire les précieuses minutes qui lui sont nécessaires pour arriver et prendre le relais à bord de son Dramiel, dont la vitesse et l’agilité devraient lui permettre d’esquiver les coups du Battleship, le temps que Sleeper’s arrive..dans une quinzaine de minutes ! Les chances de succès sont ridicules.

Le Raven engage Eagle Wood de bon coeur, conscient qu’il n’en fera qu’une bouchée. Cette erreur va lui coûter la vie, mais il ne le sait pas encore.

20:24, Campfire Headphase arrive sur les lieux, juste à temps car moins de 30 secondes plus tard, le Ruptude d’Eagle Wood part en fumée, mais le plan se déroule comme prévu puisque le Raven est à présent taclé par notre Dramiel. Eagle Wood, en pod, se précipite à Dodixie, il a encore un rôle à jouer.

20:25, garr sh’aak garde son calme, le Dramiel qui le tacle est incapable d’égratigner son bouclier, et s’il est trop rapide pour ses missiles lourds, il ne résistera pas longtemps aux nuées de drones légers qu’il commence à déployer ! Une mêlée furieuse s’ensuit : sans arrêter de neutraliser la propulsion du Raven, Campfire entre en combat tournoyant avec les minuscules drones de combat ennemis, qu’il doit éliminer les uns après les autres avant qu’ils ne le détruisent lui même.

20:30, vague après vague, Campfire parvient à détruire tous les drones de garr sh’aak, qui désormais dépourvu d’armes efficaces contre le Dramiel, prend conscience que le temps joue contre lui. Lucide, l’adversaire désengage et approche la jumpgate pour retourner dans Botane, où Campfire ne pourra pas le suivre puisque toute agression bloque l’utilisation des jumpgates pendant une minute. Sleeper’s est encore loin.

20:31, le retour d’Eagle Wood ! Notre pilote a ramené de ses longs séjours en ashram, outre des addictions multiples, la maîtrise de la technique du brouillage mental et électronique. Le voici de retour sur le front à bord d’un Blackbird flambant neuf, avec lequel il s’empresse de tacler la cible. Ses puissantes contre-mesures gravimétriques neutralisent totalement le système de visée du Raven, qui ne peut donc lui faire subir le même sort qu’à son Rupture. Campfire cesse le feu, et pourra dès lors passer dans Botane en même temps que garr sh’aak.

20:33, garr sh’aak tente sa chance et jumpe dans Botane, Campfire l’y suit et l’y tacle aussitôt, tandis qu’Eagle Wood reste à Dodixie, des fois que le Raven fasse demi tour.

20:35, la vision du Battleship de classe Typhoon commandé par Sleeper’s, sortant du warp à moins de 10 km de son Raven, glace le sang de garr sh’aak.

20:37, c’est fini pour garr sh’aak. Avoir osé engager le Rupture d’Eagle Wood va lui couter son Raven.

20:39, et son pod, 20 minutes après le début du combat !

Certains rapports de combat chuchotent une épopée que seul le Sage peut entendre, dans le bruit et la fureur de samsara.

L’Energie c’est la Vie

Posté dans Les Enclumes Volantes, Ships le 6 mars 2011 par letussleep

Le pilotage n’échappe pas à une des règles fondamentales de l’Univers : pas de mouvement sans énergie.

A bord d’un vaisseau, l’énergie est fournie par le capacitor, et consommée par les modules actifs : des plus économes comme les améliorations électroniques, aux plus gloutons que sont les systèmes de réparation du bouclier ou de l’armure, en passant par certains systèmes d’armement, notamment les lasers.

Chaque pilote qui équipe son vaisseau doit donc arbitrer entre la puissance de sa configuration et la durée d’autonomie de son capacitor.

Mais quelques soient les choix qui seront arrêtés, un pilote de combat peut très rarement faire l’économie d’un module de propulsion, qui est en général des plus gourmands, avec en tête le MicroWarpdrive, dont l’activation multiplie par 5 la vitesse de pointe, au prix non seulement d’une consommation colossale d’énergie, mais encore d’une réduction de l’énergie maximum embarquée par votre capacitor.

Il va sans dire que, pour les pilotes qui l’équipent, ce type de module n’est pas une option : le lourd tribut payé en énergie est compensé par une vitesse fulgurante, qui leur permet d’orbiter si vite autour de leurs cibles que les systèmes d’armement de ces dernières peinent à les maintenir dans leurs collimateurs. Ils ont la vitesse pour seule défense.

C’est le cas du Dramiel, qui allie la puissance de feu d’une Frégate d’Assaut à la vélocité d’un Intercepteur.

Pour de tels vaisseaux, il est vital de maintenir une distance de sécurité de 10 km minimum avec leurs cibles. Cette distance de sécurité permet de rester hors de portée des redoutables Warp Scramblers adverses, modules capables de shunter toute propulsion warp. En dessous de ce seuil, l’adversaire pourrait désactiver le MicroWarpdrive, transformant la flèche en limace, et à court terme, la limace en épave

C’est pourquoi les pilotes de Dramiel équipent souvent leur monture d’un deuxième module de propulsion : la post combustion, qui leur permet d’atteindre une vitesse de 1.800 m/s environ quand bien même leur MicroWardrive serait neutralisé, ce qui est largement suffisant pour échapper à la plupart de leurs poursuivants.

Ces mécanismes font du Dramiel un vaisseau potentiellement invulnérable en empire, en ce qu’il conserve pratiquement toujours la possibilité de rompre le combat en  cas de danger…tant qu’il lui reste de l’énergie.

Mais l’arme absolue contre le Dramiel existe : plutôt que de déployer de vains efforts pour le prendre de vitesse ou le ralentir, le Croiseur de reconnaissance de classe Curse est capable de siphonner toute l’énergie de son capacitor en un clin d’œil, le tout à plus de 35km de portée. Comme Campfire Headphase en fera la cruelle expérience, un Dramiel en panne sèche est une proie sans défense.

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