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Tous seuls au fond du worm-space

Posté dans Argos balise, Worm space le 27 mars 2011 par letussleep

Les pilotes de la corporation Sanctum of Phoenix’s Order se terrent dans le système worm J101650, qu’ils ont profané. Maintenant qu’ils savent que nous en avons trouvé l’entrée, ils s’attendent à ce que nous leur fassions payer très cher les souffrances qu’ils ont infligées à nos frères Sleepers.

Ils savent aussi qu’ils ne peuvent espérer strictement aucune aide de la part de leur alliance.

Pendant deux jours, nous effectuons une rotation très relâchée dans le système, mais notre seule présence intermittente suffit à les dissuader de mener toute exploitation du système.

Nos vaillants Argonautes font face à leur manière : des manœuvres gracieuses en formation serrée, à l’intérieur des champs de force de leurs POS, on croirait voir des perruches dans une volière.

Khar Kinj résume bien la situation, sur leur messagerie corpo :

Concernant tes propositions, je serai personnellement pour quitter le WH.
Celui ci est vérolé par les LUS, dispose de tres peu de sites exploitables…. et sauf preuve du contraire ne nous rapporte pas un rond.

De mon point de vue, il serait limite plus safe de rentrer a bawi et d’aller taper des missions de minage en low pour renflouer le wallet corpo, que de rester dans ce WH cloitrés dans la bulle en jouant a “peut etre il y a quelqun, peut etre pas, dans le doute ne faisons rien” (Ce qui soit dit en passant doit bien les faire marrer chez LUS).

D’expérience, lorsqu’un petit groupe d’humains est soumis à la promiscuité et à l’isolement, ce qui est le cas des pilotes de Sanctum of Phoenix’s Order, blottis autour de leur POS flottant dans la solitude glacée du système J101650, le moindre incident peut déclencher une vague de paranoïa, qui se manifeste bien souvent par des plans délirants :

Reprise des Opés
From: Khar Kinj
Sent: 2011.03.28 10:49
To: Sanctum of Phoenix’s Order,

Salut a tous !

J’ai pensé a un truc dans le nuit, je vous partage le fruit de ma reflexion.

Au vu des evenement des derniers jours, on dirait que les LUS ont décidé de temporiser. Je pesne personnellement qu’il ne reste dans le WH que curacao gold, qui est resté derriere pour surveiller les acces au WH.

Du coup, je pense qu’il serait temps de le sortir de la, et de le kill si possible.

En s’y prenant bien et en essayant de se le faire peu avant que la sortie du WH collapse, on a une chance de les semer pour quelques jours, et de reprendre des activités classiques sur place, minage prod etc…

Voila, je pense que la mobilisation d’une mini fleet pour s’occuper de lui le plus tot possible serait pas mal….

Dites moi ce que vous en pensez !
++

D’heure en heure, la paranoïa les ronge au point de déclencher une chasse aux sorcières dans leur rangs, les conduisant à révoquer un malheureux pilote, identifié à tort comme notre espion. Nous en rions encore.

RETEX !

Posté dans Argos balise, Worm space le 24 mars 2011 par letussleep

Après l’action, le RETEX ©

Le temps s’est arrêté. L’alliance Argos council est assommée, et même les pilotes de la corporation SPO n’osent plus sortir de leur système worm, se demandant avec anxiété si nous les avons repérés. Quand Machina Soux, une vielle connaissance qui remonte à notre guerre contre Caprica Colony, passe le nez dehors pour tester notre vigilance, notre sentence est sans appel.

A l’intérieur du système worm en revanche, la vie continue, mais plus pour longtemps…nos pilotes sont déjà sur place et lorsque Emergent y abat la barge de kerrolaf, le ciel leur tombe sur la tête : nous les avons trouvés, maintenant ils peuvent courir mais ils ne peuvent plus se cacher.

Heureusement pour eux, leur leadership a la solution : le RETEX © !

Après une semaine de conflit j’estime nécessaire qu’un post wardec soit établi, afin de mieux comprendre ce qu’il ce passe.

Situation ennemie

- Les Let Us Sleep sont une petite corporation de pirate de 9 membres.
- Experimenté, ayant des ressources matériels et financières conséquentes (du a de nombreuses victoires et rancon obtenu).
- Organisés, ils ont de tres bon service de renseignement et d’espionnage. (infiltration de spy, corruption, renseignement par des corp amies.)
- Tenaces, une wardec contre eux peut durer des mois.

Situation amie

Suite au retour d’experience (RETEX) de la premiere semaine on peut noter pour l’alliance:

- Faible capacité a monter une flotte de combat (7-8 membres)
- Réseau de renseignements fiable (localisation des Let majoritairement exact.)

Plan D’action

Afin de réduire la menace ennemie il faut:

1 – Vérifier la présence de l’ennemie a votre connection (add contact des Let) ce renseigner sur leur localisation si elle est connue.

2 – Travailler dans des secteur ouvert et connus. Plusieurs sations, Gates vous permettant de quitter la zone rapidement et sereinement.

3 – Detection d’un Let (Ou spy) dans votre local, diriger vous; en station, ou sur un safe.  Si vous miniez, considerer que votre journée est terminé.

4 – Action: les pilotes en mesure de piloter un ships combat cesse toutes activités et ce rallie sur un point de regroupement, a 2-3 jumps de la zone. ( si nous ne sommes pas capable d’avoir un ratio de 2-3 contre 1, on annule)

5 – Localisation: scouts et recon pour evaluer la force adverse (nature du ships, nombre, position)

6 – Engagement: on oublie de suite de fermer les systemes en etablissant des camps gates, nous ne sommes pas assez nombreux et cela laisse du temps a l’ennemi pour ce renforcer.

7- deroulement du combat: oubliez le scramble si vous ne pensez pas avoir les moyens de l’utiliser.

8 -Fin de combat: debriefing a chaud, puis le lendemain RETEX de chacun des combattants par mail (que l’on perde ou gagne)

Un seul chef de fleet, il prend les decisions et donne les ordres, vous contesterez apres l’engagement dans votre RETEX.

“1944, un camp italien est attaqué par les forces britanniques, aucune unitée de combat n’est présente. Un officer de la logistique organise ses mécanos et ses cuisiniers. A la fin de la journée ils auront repoussé leur adversaire bien mieux equipés et armés, car cuistots, boulanger et mécano ce battaient pour vaincre.”

Nous mourrons d’impatience de lire ces RETEX et pour ce faire, nous allons leur donner de la matière, en commençant par Tchernabog, dont nous avons la joie de lire le RETEX en direct sur le canal de com ennemi, pendant qu’Emergent est en train de s’occuper de son cas.

Nyrkivlad > je pars de motsu pour algo quelqu’un a besoin de matos
Malory vonDrachen > le drake tu peut me cheker çà stp aussi ?
Nyrkivlad > drake 30m a motsu
Malory vonDrachen > okay ^^ mici
Tchernabog > wwwwwwwwwwwwwwww
Tchernabog > help adraleozen
Malory vonDrachen cool
Tchernabog > worm soldier emergent
Malory vonDrachen mouarf
Orlensia mets toi a l’abri relink le systeme stp
Tchernabog > bing
Tchernabog > adralleozen
Nyrkivlad tu veux de l’aide
Tchernabog > il est en cyanabal machin
Tchernabog > c’est un peu tard pour l’aide
Katy Ambraelle tcherna? tu t’es fai pété?

En revanche, nous ne saurons jamais s’il était mécano ou cuisinier.

La traque

Posté dans Argos balise, Worm space le 23 mars 2011 par letussleep

Pour toucher les dividendes de notre victoire de la veille, nous devons maintenir la pression sur nos proies.

Ce n’est pas facile, car elles activent de plus en plus rarement leurs pods, à l’exception des membres de la corporation SPO qui, poussés par leur compulsion à l’accumulation de richesses, sont incapables de suspendre leurs activités industrielles.

Il faut dire qu’ils se sentent à l’abri dans leur système worm J101650, aussi nous mettons un soin particulier à les traquer, dans l’espoir de localiser enfin un wormhole qui pourra nous y conduire. Chaque pilote adverse est systématiquement localisé, et le système dans lequel il se trouvait est ensuite saturé de sondes, au moyen desquelles nous tentons de détecter tout wormhole.

Les déceptions s’enchaînent, mais notre patience fera une fois de plus la différence : après une nouvelle déconvenue, qui fait suite à l’interception de Malory vonDrachen dans un système solaire qui se révèlera dépourvu de wormhole, la chance nous sourit enfin lorsque le Crane de Kim Sufi est repéré dans le système Madomi : après l’avoir détruit et podé, nous découvrons un wormhole conduisant au système J101650, dont l’exploration dévoile deux POS appartenant aux SPO. Joie !

Nos ennemis ne peuvent pas savoir avec certitude si nous avons découvert leur sanctuaire, mais l’élimination d’un des leurs dans le système de Madomi leur démontre qu’à tout le moins, nous nous en rapprochons dangereusement.

Cela explique sûrement cette première tentative de contact de leur part, qui aurait pu nous attendrir si leurs mains n’avaient pas été couvertes du sang de nos frères Sleepers.

[22:26:37] Apanian > salut
[22:26:50] Apanian > j’aimerai communiqué
[22:26:53] caldari upholder > Salutations.
[22:28:25] Apanian > On a trouvé un suspect chez nous , je me disais que maintenant que vos stratégies fonctionnaient à merveille avec nous et surement avec d’autres dans le passé vous pourriez nous dire exactement ce que vous désiriez ? du Fun ? un vrai guerre ?
[22:29:28] caldari upholder > Comme je l’ai dit précédement, nous voulons 500 millions une cinquantaine d’exotic dancers, un peu d’alcool et de tabac. Le tout livré a teonusude.
[22:32:07] Apanian > je ne suis pas le responssable de Argos mais je me soucis de l’évolution de SPO la corpo dans laquelle j’évolue actuellement
[22:39:38] Apanian > au plaisir de se retrouver sous le feu
[22:39:45] Apanian > et merci d’avoir accepter la com
[22:39:56] caldari upholder > J’espere que tu es satisfait de cette conversation. Tu recevra prochainement une enquete de satisfaction sur ton contact avec moi, je t’invite a y répondre favorablement.

Le Sac de Quantic Apodis 4 : Apocalypse

Posté dans Let Us Sleep, Quantic Apodis, Worm space le 21 février 2011 par letussleep

Askatu prend à son tour la parole :

“Je n’ai même pas eu le temps de finir ma nuit que l’alarme de mon holocom corpo m’a tiré du sommeil du juste.
Mes amis de Quantic Apodis n’avaient pas traîné pour découvrir l’ampleur des dégâts et Hesiode diffusait un message général :

“J’irai droit au but : nos hangars en empire ont été pillés et certains de nos vaisseaux ici-même ont disparu. Nous n’avons encore aucune piste concernant l’identité du ou des voleurs mais nous sommes certains qu’il s’agit de quelqu’un en interne. Nous vous demandons à tous de fournir vos matricules afin que nous analysions vos possessions matérielles et budgétaires. Vous êtes libres de refuser mais ce refus pourra être un motif de renvoi.”

Il n’était pas question pour moi de déférer à sa demande, je savais que, tôt ou tard, je serai confondu, mais j’avais deux chose à faire en attendant : d’abord aider Schulack à terminer l’installation de notre société écran Baltar Corporation dans le système worm qui, pensions-nous, allait nous servir de refuge le temps que l’orage passe.

Officiellement, cette corporation avait pour objet social d’exploiter le système worm de classe 2 dans lequel elle était basée, alors qu’en réalité nous réinjections la majeure partie des ressources pillées à Quantic Apodis dans la remise en état et la réhabilitation du système.

Ensuite, j’avais bien l’intention de profiter un peu du spectacle de la rage désordonnée de mes victimes.
Sur ce dernier point, je n’ai pas été déçu : j’ai assisté à une chasse aux sorcières particulièrement délicieuse, semaine durant laquelle cette corporation a révélé sa vraie nature : une meute de hyènes insatiables, avec pour seul ciment leur incapacité à assouvir seules leur appétit, et prêtes à se sauter à la gorge à la première occasion.

Quantic Apodis a même dû se fendre d’un communiqué de presse, exposant l’affaire au grand public.

Malheureusement, la suite fût moins heureuse : dernier membre de la corporation à ne pas fournir mes codes d’accès personnels, je me retrouvais rapidement en haut de la liste des suspects et les limiers de Quantic Apodis eurent tôt fait de faire le lien entre la Baltar Corporation et moi-même et de remonter jusqu’à notre système.

Il leur fallut moins de trois jours pour venir à bout des maigres défenses, dont nous n’avions pas eu le temps de finaliser la mise en place, et détruire l’ensemble des structures humanitaires que nous étions en train d’installer.

Pour ajouter l’humiliation à la défaite, ils vendirent ensuite les coordonnées du systèmes dévasté aux plus offrants des chiens de leur espèce.

Schulack et moi avons pu fuir, mais nous n’avons pas oublié.

Seule consolation, l’assaut ennemi est survenu avant que nous n’ayons pu investir plus qu’une petite partie de ce dont nous les avons dépouillés . En vous donnant ce qui reste, nous savons que vous en ferez bon usage au service de la Cause.

La dignité est dans la lutte, elle n’est pas dans l’issue du combat.”

Le Sac de Quantic Apodis 3 : Les Hangars de Quantic Apodis

Posté dans Let Us Sleep, Quantic Apodis, Worm space le 21 février 2011 par letussleep

Schulack poursuit son récit :

“Arrive enfin le jour J, ou plutôt la nuit N.

Nous avons attendu que la corporation s’endorme. Bien qu’il reste quelques affamés du caillou sur le canal de communication corpo, ils ne sont pas une menace pour notre opération, vu le degré de conscience de ce genre de pod-pilotes pendant leurs moissons. Pour nous aussi, la moisson allait commencer.

Askatu, resté seul dans la corporation pendant que j’ai préparé notre cavale et organisé notre planque dans un système worm, va devoir dévaliser un maximum d’actifs de Quantic Apodis, avant que quiconque ne remarque ce remue ménage suspect et ne donne l’alerte. De retour provisoire dans l’espace connu, je le suivrai dans ses mouvements pour prendre livraison des biens et éviter ainsi qu’ils ne transitent par les hangars personnels d’Askatu, où ils pourraient attirer l’attention.

Ce plan est de conception simpliste, mais d’exécution délicate, car les actifs de Quantic Apodis sont répartis entre plusieurs sites : le siège social à Nausschie, mais également des bases logistiques à Marosier, Dantbeinn et Raneilles, sans oublier ce qui se trouve dans le système worm J111629, mais de notre côté, nous avons eu tout le temps de nous préparer : dans chaque station, j’ai loué des hangars à proximité de ceux de Quantic Apodis, et embauché des équipes de dockers habitués à travailler discrètement. Encore mieux, nous avons appris à piloter les vaisseaux de valeur sur lesquels nous espérons faire main basse.

Askatu commence donc notre monumentale razzia : à chaque station il saisit les codes d’ouverture des hangars, et dans une noria de grues, portes containers et autres, chaque carton, palette, caisse, bidon, container, big bag, et que sais-je encore, est transféré à toute vitesse dans mes hangars. Sur les docks, les vaisseaux sont discrètement déplacés, puis nous fonçons vers la station suivante pour recommencer ce manège.

A Marosier, première alerte : le volume des marchandises déplacées est tel, que nous provoquons un ralentissement marqué de l’activité des docks. Fort heureusement, nous sommes en règle ; en l’absence d’effraction signalée dans les installations de Quantic Apodis, notre déménagement n’attire pas l’attention des autorités.

En moins d’une demi heure, notre tournée d’adieu est terminée, nous n’avons laissé à nos patrons que la poussière et les rats crevés, mais le plus dur reste à faire : dévaliser leur système worm, ce qui implique d’approcher à bord d’un vaisseau industriel les hangars orbitaux, et d’effectuer les transferts au vu et au su de quiconque se trouvant dans les parages, puis de se précipiter vers un worm-hole ouvrant vers l’espace connu, pour y vider la cargaison avant de retourner dans le système worm pour un nouveau chargement.

L’opération est couronnée de succès, les derniers retours se feront à bord de Battleships volés dont, cerise sur le gâteau, le vaisseau d’Hesiode, CEO de Quantic Apodis.

Il était temps pour Askatu de prendre un peu de repos après cette journée harassante, et il m’incombait de gérer le butin : inventoriant et vendant le fruit de notre forfait secret. Mes premières estimations s’élèvaient à plus de 2 milliards d’ISKs, plus qu’assez pour réhabiliter le système worm dans lequel nous nous étions implantés en secret.

J’aurais voulu que mon récit se termine ici, mais hélas, certains évènements survenus par la suite sont venus ternir notre exploit.”

Le Sac de Quantic Apodis 2 : Infiltration

Posté dans Let Us Sleep, Quantic Apodis, Worm space le 20 février 2011 par letussleep

C’est Schulack qui prend la parole.

“Askatu et moi-même avons longtemps été des pod-pilotes comme les autres : notre existence était une réalité virtuelle peuplée de mirages si puissants, qu’ils occultaient à note conscience la véritable essence de l’univers.

Puis, en découvrant le worm-space, nous avons découvert notre identité spirituelle. Nos chakras se sont ouverts à la grande vibration cosmique et nous vibrons en syntonie avec elle. Depuis, nous menons le même combat que vous, mais avec nos méthodes.

Il y a un peu plus d’un an, nous avons donc rejoint les rangs de Quantic Apodis.

C’était pour nous la ciblé idéale : corporation capitaliste industrielle rémunérant ses employés en fonction des ressources amassées dans le w-space principalement. Si mes souvenirs sont bons, elle regroupait à l’époque une quarantaine de membres et fait toujours partie de l’alliance Federation Solaris (qui ne cache pas ses intentions : “La Federation Solaris tue des Sleepers” ).

Dès notre arrivée, nous avons observé patiemment chaque détail de leur quotidien : les heures d’affluence, leurs mouvements, leurs habitudes, leur insatiable soif de piller… Nous avons  dressé l’inventaire de leurs hangars de stockage, tant dans l’espace connu que dans le système worm dans lequel ils étaient installés : J111629.

Tout ce repérage devait bien sûr se faire en toute discrétion. C’est pourquoi, prétextant notre faible expérience en w-space, nous avons missionné durant un mois en Empire “pour nous faire la main” et prendre le temps d’apprendre. Une aubaine pour nous…

Chaque semaine, le fruit de notre travail nous était demandé et notre apprentissage rigoureusement surveillé. Bien évidement, le salaire perçu était bien inférieur aux bénéfices que nous avions réalisés, mais nous savions que le profit qu’ils faisaient sur notre dos était pour nous un investissement consistant à nous intégrer et gagner leur confiance.

Au fur et à mesure que notre connaissance des rouages simplistes de leur fonctionnement augmentait, l’heure de rendre justice approchait : nous nous apprêtions à rééquilibrer la balance cosmique en réhabilitant un système worm, profané par ces porcs, et nous allions le faire avec leurs propres richesses.

Je quittais ainsi Quantic Apodis, pour créer la société écran dont nous avions besoin pour mettre notre plan à exécution ; Askatu quant à lui restait seul au milieu des chacals mais plus pour très longtemps…”

Le Sac de Quantic Apodis 1 : Etrange Rencontre à Nausschie

Posté dans Let Us Sleep, Quantic Apodis, Worm space le 20 février 2011 par letussleep

Les anciens docks désaffectés de Nausschie


A chaque fois que l’alarme du wallet corpo retentit sur l’holocom, nous savons que quelqu’un a payé et qu’une guerre va prendre fin dans les 24 heures.
Mais cette fois-ci, impossible de savoir à quelle wardec relier la somme de 200 millions que nous venons de recevoir : ce montant ne correspond à aucune rançon réclamée actuellement, et le payeur n’a fait aucune demande d’armistice.

Au même moment, nous sommes informés de la création d’un contrat à notre profit : il consiste en un don d’Orca tout équipé, dans les baies duquel se trouvent des barges de minage. Notre mystérieux donateur fait preuve d’humour, il semble bien connaître notre goût proverbial pour la destruction d’Orcas et notre incapacité totale à piloter ce type de vaisseau industriel.

C’est en tout cas une manières des plus plaisantes d’entrer en contact, nous partons pour Nausschie IX, où nous pourrons prendre possession de l’Orca. Rendez vous est pris dans les anciens docks désaffectés de la station, haut lieu de trafics et de commerces clandestins en tous genres.

Après avoir arpenté des kilomètres de couloirs glauques, nous rencontrons enfin nos donateurs.

Leurs fréquents coups d’œil par-dessus leurs épaules trahissent une certaine nervosité, nous savons reconnaître les fugitifs, ceux qui mènent leurs combats clandestins contre les plus puissants qu’eux, mais il y a autre chose chez ces deux-là : nous sentons de l’intelligence, de la détermination, et surtout ce karma inimitable de ceux qui ont vécu en symbiose avec le worm.

C’est une de ces rencontres qui, en un battement de cœur, peut dégénérer en bain de sang ou sceller un pacte indestructible. L’un des deux nous tend une tablette numérique : “Voici le connaissement, signez le, et la marchandises est à vous.”

Emergent s’avance et signe, les remercie puis recule d’un pas. Maintenant que nous avons accepté leur offrande avec gratitude, nous restons muets, leur faisant comprendre que nous attendons des explications.

Ca tombe bien, Schulack et Askatu ont une histoire à nous raconter, et nous savons d’avance qu’elle va être intéressante.

Raus !

Posté dans Die Unaussprechbar Steuereinnehmeren, Worm space le 10 décembre 2010 par letussleep

Notre alliance cible,  Les Artisans, retrouve peu à peu sa vigilance défensive, après un relâchement temporaire.

La chasse reste néanmoins ouverte en Empire, il y reste quelques rares mineurs et missionneurs qui n’ont pas encore rejoint l’abri du worm space, après tout, ne dit-on pas que l’artisanat est la 1ère entreprise de New Eden ?

C’est ainsi qu’Emergent Upholder tombe un peu par hasard sur Avatar Blood, qui effectue des missions de routine à bord d’un Drake à Bereye. Malheureusement, seul Curaçao Gold est joignable à ce moment, qu’à cela ne tienne, nous sommes des fils de la grande vibration cosmique, nous viendrons à bout du Drake avec un Thrasher et un Hound, au terme d’un combat aussi long qu’hilarant !

La rigolade continue le soir même, lorsque les Craftsmen, très en colère, reprennent leur habitude de former des flottes d’une dizaine de pilotes, afin de nous dénier toute possibilité offensive, l’un d’entre eux cependant, ne se souvient plus s’il a un rôle d’éclaireur ou de tacleur. Il jaillit du système dans lequel ils sont massés, se précipite sur Sleepers à distance de la gate, le tacle et…rien du tout : il reste seul avec pour toute compagnie, la passivité toute bovine de ses camarades et c’est en pod que nous l’envoyons les rejoindre.

Cela marque le redémarrage du cycle vigilance – relâchement – humiliation évoqué précédemment, et c’est reparti pour une phase de camping en surnombre, qui ne nous laisse aucun espoir de nous imposer.

Mais cette guerre en Empire est devenue secondaire : nous avons enfin localisé le mystérieux système  J114055 en remontant les émanations de leur vibration malsaine, et nous y localisons non seulement tour de contrôle et son carrousel de systèmes de défense, laboratoires, structures industrielles, mais aussi un TCU, hochet inutile qu’ils brandissent comme un titre de propriété.

Dans ce système de classe 2, il est presque impossible de s’en prendre à la POS, nous avions anticipé cette difficulté et disposons d’un plan tout prêt pour y parer : Opération Tokyo Hotel. Cela consiste à poser nos valises sur place à bord de Battlecruisers, et nous opposer à toute activité. Chaque sortie de POS entraîne une réaction de notre part, les ennemis sont pourchassés et le plus souvent, contraints de retourner à l’abri de leur POS avant même que nous ne les ayons localisés.

Après quelques jours de ce régime, écœurés, ils remballent leur POS et détalent du système.  J114055 est enfin libéré de l’occupant Artisan !

Du travail de pro

Posté dans Die Unaussprechbar Steuereinnehmeren, Worm space le 5 décembre 2010 par letussleep

Emergent Upholder s’amuse comme une folle avec son Dramiel. Ce vaisseau est tellement rapide et bien armé, qu’il est pratiquement insaisissable en Empire, et ne laisse aucune chance aux Frégates ou Intercepteurs qui se trouvent sur son chemin.

Mais comme tous les pod-pilotes de New Eden notre comparse reste soumise aux champs de stase électromagnétiques, qui parcourent la galaxie de manière plus ou moins aléatoire.

Coïncidence incroyablement malheureuse, Emergent Upholder est frappée alors qu’elle engage un intercepteur ennemi, fort éloigné du reste de son groupe, mais en dessous de la distance minimale de warp, et assez stupide pour voler à sa rencontre. Elle perd alors le contrôle de son Dramiel, laissant le temps au groupe ennemi de la rejoindre alors que dans des circonstances normales, elle n’aurait eu aucun mal à les distancer, et se retrouve en pod.

Bien décidés à venger cette perte cruelle, nous redoublons d’efforts pour localiser des cibles juteuses dont regorge l’alliance The Craftsmen, et réalisons qu’elles fréquentent assidûment le worm-space. Ils se gardent bien de miner dans l’espace connu depuis que nous avons détruit leur Orca.

Grâce à INTELUS, nous compilons rapidement une liste de pilotes affiliés à cette alliance, et qui sont rarement détectés en Empire, puis nous croisons ce ficher avec des centaines de rapports de combats archivés et la vérité apparaît : ils ne se contentent pas de fréquenter le worm-space, ils ont colonisé au moins un système de notre Mère-Patrie, J114055.

Dès lors, nous n’aurons de cesse de localiser le système J114055, ce qui nous permettra de continuer cette guerre à moindres frais. Monsieur Connard a baptisé cette opération « The Craftsmen in Worm Space », ce que nos ordinateurs de bord on traduit par « Les Artisans des Espaces Verts ».

Les recherches s’annoncent longues et laborieuses, comme ce fut le cas lorsque nous tentions de trouver le repaire des Canards Biologiques, mais parfois, elles réservent de bonnes surprises, comme lorsque Sleeper’s, qui écume le worm space en quête du mystérieux système J114055, surprend deux pilotes en flagrant délit de pillage.

Vif comme l’éclair, Sleeper’s parvient à éliminer l’éclaireur en quelques secondes, avant qu’il n’ait eu le temps de fuir ou d’enclencher son dispositif de furtivité, puis à tacler le Harbinger qui tente de s’aligner en direction d’un corps céleste.

Un long combat s’engage entre les deux Battlecruisers. Le Harbinger est équipé de modules de réparation d’armure, adaptés à la chasse aux drones légers Sleepers, qui lui permettent de résister longtemps aux nuées de missiles de Sleeper’s, tandis que ses lasers déchirent le bouclier du Drake, mais ledit bouclier est si épais que le Harbinger finit par tomber à court d’énergie avant d’avoir pu le percer. Ses systèmes se désactivent et Sleeper’s le pulvérise, sous le regard stupéfait de l’éclaireur resté sur place, qui paiera son voyeurisme d’un podage en règle.

Pour nous, cette agréable rencontre est le signe que nous sommes portés par la bonne vibration cosmique, celle qui nous mènera jusqu’à J114055, le système worm infesté par les Craftsmen.

Dragées pour tout le monde

Posté dans Combattants & Rébellion d'Usine, Le Troupeau, Ships, Worm space le 2 novembre 2010 par letussleep

Il y a peu, nous avons marié nos corporations, aujourd’hui nous distribuons les dragées.

Cette journée s’annonçait pourtant très calme :  les ennemis semblent quelque peu écœurés après leur mobilisation stérile de la veille, et un calme résigné flotte sur le couloir de la mort, à peine troublé par le dernier soupir de Fedaykinn.

Nous apprécions cette atmosphère et sommes d’autant plus heureux qu’aujourd’hui, nous allons chasser de nouveau sur nos territoires ancestraux du worm-space.

Pour l’occasion, nous avons ressorti quelques vieux croiseurs, qui prennent la poussière depuis l’époque de notre première campagne, parfois nous envions les talents de Thernos quand il s’agit de nettoyer les hangars.

Un peu émus, Captain Stubbing, Sleeper’s et Sleepless Upholder embarquent dans les reliques sacrées. Ces  fiers Caracals et Blackbird sont toujours opérationnels, les réacteurs démarrent au quart de tour, tous les systèmes répondent parfaitement, et les voilà partis vers le système worm exploité par une corporation de l’alliance E112, dans lequel Amatterasu est tapie, à bord de son bombardier furtif.

Surement à cause de la guerre, la corporation Corsaire Stellaire au singulier a du mal à ravitailler la tour de contrôle déployée dans le système, Amatterasu nous signale qu’elle n’est plus en ligne, il y a quelque chose à tenter.

Les adversaires parviennent in extremis à remettre leur POS en ligne, alors que les premiers d’entre nous arrivent sur place, Sleeper’s et Amatterasu commencent à neutraliser les tourelles de défense de la tour de contrôle, les deux Corsaire Stellaire présents dans le champ de force de la POS n’en croient pas leur yeux, comment ces diables de Sleepers ont-ils pu trouver leur système worm ? Mais très vite, ils reprennent leurs esprits, après tout le Brutix  de kaosanyan ne devrait faire qu’une bouchée d’un Caracal et d’une Manticore.  Ou pas. Les Corsaire appellent leur alliance à l’aide, et c’est coolhand en personne qui réunit un petit gang pour venir à leur rescousse, tandis que Shyzandra dans son Punisher essaye de gagner un peu de temps.

Coolhand n’a ni la vision stratégique, ni le charisme pour faire un bon chef d’alliance, mais c’est un combattant très talentueux et courageux ; lorsqu’il finit par arriver en Huginn, accompagné d’un Harbinger, d’une Harpy et d’un Maller, contre deux Caracals et le Blackbird, bientôt rejoints par le Hound de Curaçao Gold, nous sommes en mauvaise posture.

Mais dans le worm-space, notre puissance est décuplée, nous sommes portés par la grande vibration cosmique, et les redoutables contre-mesures électroniques de Stubing renversent une fois de plus une situation initiale défavorable.

Lorsque le silence retombe sur le système, le gang de coolhand est totalement éliminé.

Exactement au même moment, dans l’espace connu, nos camarades de la corporation FFR infligent également de leur côté un coup terrible à l’ennemi : Papy Brutus, un des leaders de l’alliance FFU, est intercepté à une jumpgate à bord de son Loki. Ce type de croiseur de la 3ème génération est en principe insaisissable, mais passé une certaine heure, les réflexes de Papy Brutus sont émoussés, et il ne parvient pas à activer son module de furtivité avant d’être verrouillé par les pilotes FFR.

Il fait immédiatement demi tour pour retourner à la jumpgate et s’enfuir, mais en pleine panique, il commet l’erreur de tirer sur l’un de ses assaillants, se bloquant ainsi toute possibilité de retraite, et perd son précieux Loki.

Moins de vingt minutes plus tard, exactement au même endroit, c’est un autre ship spécialisé dans l’infiltration, le Crane de Keira otella, qui se laissera surprendre par la vitesse de réaction des FFR, alors qu’il était spécialement équipé pour leur filer entre les doigts.

L’addition de la journée commence à être lourde pour nos ennemis, sur le chemin du retour vers Teonosude, nous podons presque simultanément deux fois MaKillum pour fêter ça, mais ce n’est pas fini.

Nous avons repéré la veille que les pilotes de la corporation Furor Arma Ministrat se sont cachés aux alentours de Cat, très loin de la zone de combat, où leur petite entreprise ne connaît pas la crise.

C’est sans compter Bud d’Arkard : lorsque nous l’avons connu, c’était un mineur qui sanglotait quand nous détruisions ses barges, des semaines de guerre l’ont transformé et nous l’appelons entre nous la Hyène de New Eden.
Il se rue dans Cat avec frénésie, à bord de son intercepteur puis s’en prend, seul, au Harbinger du malheureux Conor Dhor. Il faudra que ses compagnons viennent sur place pour le raisonner avant qu’il ne s’éjecte pour mordre l’épave.

Un dernier pour la route, et les voici repartis pour  nous retrouver à Teonusude IV – Moon 8 – The Leisure Group Development Studio, où nous consommons tout ce que la station compte de putes et de boissons fermentées et dont  les coursives résonnent de nos chants de victoire jusque tard dans la nuit, pendant que les corporations Furor Arma Ministrat et Division Karkajou quittent l’alliance E112.

C’était une bonne journée.

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