Croiseurs logistiques

Certains croiseurs sont spécialisés dans l’emport et l’emploi de modules qui leur permettent de réparer les boucliers ou le blindage d’autres vaisseaux.

Ils auraient pu s’appeler Croiseurs de Maintenance, ou de Réparation, mais, drame de l’illettrisme,  leur désignation officielle est Croiseurs Logistiques.

Les modèles de deuxième génération sont tellement optimisés qu’ils peuvent le plus souvent alimenter un nombre incroyable de modules de réparation pendant de longues durées, voire même indéfiniment lorsqu’ils travaillent en équipe, à des portées de 70 km. On les voit donc souvent participer aux combats, misant pour leur défense sur une confortable distance de sécurité et une signature si faible que la plupart des armes assez puissantes pour les toucher à cette portée, ne leur infligent que des dégâts limités.

Leur pouvoir de réparation est tel qu’il en suffit d’un ou deux pour faire basculer le sort d’une escarmouche impliquant moins de vingt belligérants, autant dire 99% des batailles dans lesquelles nous sommes impliqués.

La cerise sur le gâteau est que la réparation n’est pas légalement considérée comme un acte de guerre, tout au plus, les pilotes qui attaquent le vaisseau réparé sont autorisés à attaquer le réparateur, ce qui signifie qu’un croiseur logistique peut réparer un vaisseau engagé en combat tout en conservant la possibilité de se mettre à l’abri en dockant ou en utilisant une Jumpgate à tout moment.

Pour cette même raison, un pilote neutre, dont la corporation n’a pas obtenu de dérogation particulière de la part de CONCORD, peut participer à un combat, s’il se contente de réparer, ce qui lui confère une liberté d’action confinant à l’impunité.

L’efficacité de cette technique est indéniable, nous l’avons appris à notre détriment lorsque des adversaires, officiellement neutres, s’en sont fait une spécialité pour tirer leurs amis de nos griffes.

Des millions d’années d’adaptation et d’apprentissage ont fait de nous les êtres supérieurs que nous sommes ; nous acceptons les leçons de la vie et avons donc mis à profit cet enseignement en pratiquant un entraînement intensif nous permettant de maîtriser ces croiseurs logistiques, ainsi qu’en contractant quelques sous-traitants spécialisés dans ce domaine.

Sage décision. Nous en avons la démonstration lorsque Curaçao Gold, étrennant son Guardian, vient à la rescousse d’Hekariss en difficulté face à un Raven siphonnant son énergie tout en lui infligeant un torpillage intensif : en quelques secondes, l’Abaddon est comme neuf, puis lamine le Raven.

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