Archive for the Le Troupeau Category

Victoire !

Posted in Combattants & Rébellion d'Usine, Le Troupeau on 22 novembre 2010 by letussleep

Le 13 novembre, la corporation Phantom Positronique Industries a quitté l’alliance E112.

L’objectif est atteint, VICTOIRE !

Notre soixantaine de valeureux pilotes a eu besoin de moins de trois semaines pour faire plier la  coalition des alliances E112 et FFU.

Le bilan est extraordinaire, l’agression terroriste de Berkirod est vengée, et de quelle manière  : 93 victoires, 6 pertes, plus de 97 % d’efficacité avec près de 4.600 millions d’Isks de préjudice causé.

C’est une véritable débâcle qui a été infligée à ces alliances, qui totalisaient 500 pilotes au début du conflit.

L’enchainement des défaites a détruit l’alliance E112, aujourd’hui, avec ses 22 membres, elle n’est plus qu’un mauvais souvenir pour les pilotes qui ont eu le malheur de se laisser embarquer dans l’entreprise criminelle de PPI.

Evolution 112 rejoint donc la French Alliance sur notre tableau de chasse.

L’alliance Factions Francophones Unies s’en tire mieux : elle n’a perdu qu’une corporation, ses illusions de grandeur et sa crédibilité.

Nous gardons en mémoire les jappements rageurs de Jiji Sin, qui préfiguraient l’impuissance et le ridicule de son alliance : plus de 1.400 millions d’Isks de pertes, contre un seul kill au tableau de chasse. On a rarement vu aussi mauvais.

C’est aussi la fin de notre collaboration avec la corporation Fighters and Factory Rebellion. Nous les avons retrouvés tels que nous les connaissions : des combattants tenaces et persévérants qui n’abandonnent jamais.

Malheureusement pour eux, on ne pactise pas avec Let Us Sleep sans y laisser un peu de sa lumière intérieure, il n’en fallait pas plus à certains pour basculer du côté obscur, Thernos devra désormais leur procurer leur dose de feu et de sang à intervalles réguliers.

Il est temps de rendre l’alliance EotS à son propriétaire.

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Les Derniers Jours d’E112

Posted in Combattants & Rébellion d'Usine, Le Troupeau on 11 novembre 2010 by letussleep

L’alliance E112 fait peine à voir.

Depuis le coup porté à la corporation PPI et les départs qui s’en sont suivis parmi les membres historiques de cette corporation, de nombreux membres d’E112 semblent prendre la mesure de son énorme erreur ayant consisté à se laisser entraîner dans leur guerre, c’est le cas de la corporation TerraCorps Exile, qui déserte à son tour.

Après avoir nettoyé le couloir Teonosude – Egbinger de la présence militaire ennemie, puis de leurs mineurs et missionneurs, nous en sommes réduits depuis quelques jours à nous installer de plus en plus souvent dans Great Wildlands, et à déployer des champs de disruption aux jumpgates, pour espérer engager le combat.

Cette zone est mal fréquentée, on y croise de nombreux gangs de pilotes qui, contrairement aux alliances E 112 et FFU, offrent des cibles intéressantes, mais sont également capables de nous infliger des revers.

Au final, ce déploiement n’est pas rentable, car en null-sec comme en Empire, les pilotes de la coalition n’osent plus sortir  qu’en navettes, ou en vaisseaux furtifs, mais qu’importe, désormais l’ennemi à un genou à terre : chaque coup que nous lui portons peut le mettre hors de combat.

Pour preuve : la corporation zinzins, voit son CEO intercepté à bord du Nemesis dans lequel il se croyait intouchable. Le jour suivant, c’est son collègue Asmae qui connait le même sort, avec le pod en prime.

Ce sont les deux seules pertes – négligeables –  subies par cette corporation depuis le début de la guerre, et pourtant, l’absence de motivation des pilotes qui la composent est telle, qu’il ne leur en faudra pas plus pour quitter E 112 dès le lendemain.

A ce moment là, nous comprenons que cette alliance est moribonde et qu’il nous suffit de patienter quelques jours, si ce n’est quelques heures, pour la voir couler.

Règlements de comptes

Posted in Combattants & Rébellion d'Usine, Le Troupeau on 9 novembre 2010 by letussleep

La fin de la deuxième semaine de guerre approche, nous sentons que l’alliance E112 vacille, lâchée par ses corporations membres et par ses amis des Factions Francophones Unies, qui ont fui le couloir de la mort. Il faut dire que les E112 ayant pratiquement cessé le combat, il est bien compréhensible que les FFU les abandonnent à leur triste sort.

Cette guerre est un règlement de comptes, Thernos avait annoncé la couleur : elle ne cessera que lorsque la corporation Phantom Positronique Industries aura limogé ses dirigeants, ou lorsque cette corporation aura été éjectée de l’alliance, mais pour le moment, ce sont plutôt les autres corporations qui quittent l’alliance.

Il va falloir les cibler directement, nos éclaireurs sillonnent la région et repèrent Nataniel qui se déplace à bord d’un coûteux Proteus. Il est observé en train d’entrer dans le couloir de la mort. Un groupe d’interception rapide et puissant est rassemblé, et le cloue sur place.

Une heure après, c’est l’Iteron de valbator, un autre membre historique de PPI, qui est détruit, les soutes pleines de produits finis issus de l’industrie planétaire. Il quittera sa corporation dans les heures qui suivent.

Encore une bonne journée : les FFR exultent d’avoir infligé ce coup à leur ennemi héréditaire, une nouvelle nuit de fête se prépare à Teonusude, sans Capitaine Stubing qui, comme à son habitude, n’est pas sorti du worm-space pour la gaudriole, et c’est tant mieux puisqu’il repère Amra Bonhart en train de faire de la logistique en Badger aux alentours de Dodixie.

Aussitôt, nous sommes submergés par le souvenir du Raven de ce pilote, warpant sous notre nez, et des railleries qu’il a proférées après avoir repris son souffle, depuis la station dans laquelle il s’était abrité de justesse : il nous sera impossible de nous amuser ce soir, si nous ne l’avons pas tué avant.

Et parce que la guerre ne dispense pas de garder une certaine éthique, et de faire preuve de noblesse dans l’attitude, Capitaine Stubing accepte de prendre en filature, puis de nous tenir le Badger en place, le temps que les plus rapides d’entre nous puissent participer à la mise à mort. Force et classe.

Mais seuls Eveyangel et Arthalion Kel’Rhadhim arriveront à temps pour pulvériser le Badger.

Le spectacle de la frustration et de l’amertume des autres, qui l’ont vu crever sous leurs yeux avant d’avoir eu  le temps de tirer dessus, et qui s’en retournent tristement à Teonosude, restera assurément dans notre mémoire comme un des moments les plus pénibles de cette guerre. Nous faisons face avec courage et prêtons serment que le combat ne cessera pas avant que nous ayons pu le détruire à nouveau, si possible en Raven.

Ca sera chose faite le lendemain, Amra est de nouveau de sortie, cette fois il effectue des missions à bord de son fameux Raven, accompagné de son associé pilleur d’épaves. La zone de deadspace dans laquelle ils opèrent est probée en quelques minutes, Ollise a pour mission de les tacler au moyen de son redoutable Arazu, avant qu’ils n’aient eu le temps de remarquer sa présence, le reste du gang retient son souffle dans le système voisin, l’approche est interminable, sur nos radios de bord, nous écoutons Ollise égrener les kilomètres qui le séparent de la cible, avant de clamer le « Point ! » salvateur.

C’est une meute hurlante qui se rue sur alors sur les cibles, et massacre sans pitié  Amra et son comparse, dans un grand moment de communion hilare, tellement simple et sincère qu’il a la pureté cristalline d’une joie d’enfant.

Le Fenrir

Posted in Combattants & Rébellion d'Usine, Le Troupeau, Ships on 7 novembre 2010 by letussleep

Les freighters sont des ships énormes, déplaçant près d’un million de tonnes.

Ces hangars flottants, vaguement motorisés, ont pour seule et unique fonction de lambiner les cales pleines d’un point à un autre, mais cette monovalence est largement compensée par leur capacité : avec jusqu’à 280.000 tonneaux de jauge, ils sont indispensable à toute activité industrielle d’ampleur, projection militaire ou gestion d’un parc de POS.

Comme on peut s’en douter, ils sont formidablement lents et peu maniables, ce qui les rend vulnérables à l’interception.

C’est la version Minmatar, à savoir un Fenrir, que burned angel croyait pouvoir promener dans la zone de guerre ;  ses cales étaient loin d’être pleines, mais entre le ship et sa cargaison, le malheureux CEO d’Eve Log perd près d’un milliard d’Isks. Quelques minutes plus tard, son corpmate MaKilluM en Thrasher est podé.

La journée commence bien et se poursuit calmement avec quelques pertes infligées à l’ennemi, qui dans son infinie sagesse procède au démontage d’une tour de contrôle dans le système L1S-G, en laissant les ships sur place, pour le plus grand plaisir de Reyien, heureux comme un renard dans un poulailler : Heron, Thrasher, Hurricane, sans compter les shuttles et noobships !

Seule ombre au tableau, un pilote de la corporation Eve Log qui, à bord de son Nighthawk, nous nargue en restant aux abords d’une station, dans laquelle il se réfugie dès qu’il se sent en danger, et  parvient néanmoins à détruire le Thrasher d’Agrippan avant de se remettre à l’abri. Nous notons son nom sur notre liste, mais pour l’heure, nous avons d’autres projets.

Depuis quelques jours, les engagements sont rares, nous passons notre temps à détruire à la chaîne des  frégates, covert ops  et autres shuttles, qui tentent leur chance dans le couloir de la mort, tels des lemmings de l’espace. Il va falloir aller les chercher dans leur tanière d’Egbinger, avec tous les risques que cela représente.

Mais en low-sec comme en empire, nos adversaires sont traumatisés par 10 jours de massacres. Pour ne pas les effaroucher, nous envoyons Emergent Upholder et Sleeper’s pour les exciter à bord d’un Caracal et d’un Thrasher, tandis que le gros de la troupe attend à proximité, le sacrifice du Caracal n’aura pas été vain : une poignée de pilotes ennemis tombe dans le panneau, et se fait découper par notre gang.

Nous décidons ensuite de rentrer à Teonusude, une divine surprise nous y attend : FremenFighter s’imagine qu’une fois de plus, son Nighthawk sera assez résistant pour lui permettre d’éliminer l’un d’entre nous, puis de s’abriter dans une station avant que nous ayons pu le détruire. Perdu !

Rude journée pour Eve Log. Cette corporation finit par jeter l’éponge et quitte l’alliance E112, mais cette mesure est trop tardive pour la sauver de l’effondrement.

La coalition revient en 2ème semaine

Posted in Combattants & Rébellion d'Usine, Le Troupeau on 6 novembre 2010 by letussleep

Un calme plat règne sur le couloir de la mort depuis nos derniers exploits, qui ont laissé nos ennemis KO.

C’est à peine si nous parvenons à ajouter deux Ibis et leurs pods sur notre tableau de chasse.

Les pilotes adverses sont de plus en plus timides, mais également de moins en moins nombreux, compte tenu  de la vague de désertions qui commence à affecter l’alliance E 112.
Comme un malheur n’arrive jamais seul, nous apprenons que Zacrone les quitte également, pour rejoindre son vieux comparse Marc Gervais dans une nouvelle aventure improbable. Du trio de Prix Nobel qui dirigeait feu la French Alliance, il ne reste qu’ENERGIZED dans E 112, ce qui est assez étonnant compte tenu de l’estime dans laquelle le tient sa coalition, comme l’illustre cet échange sur la messagerie de l’alliance FFU :

par Ill Skarginson » 07 Oct 2010, 13:45

S’il vous plait, c’est un fake hein… S’il vous plait…

« Le choix est simple ont nous propose de ocnquerir une constellation sur place bk a le materiel pour faire changer la souveraineté .
ce que l’ont pourrais envisager c’est de contacter l’alliance de Mr TRUC et ALTANTICA et leurs proposé une cohalition ce qui ammenerais la cohalition a +de 600 membres.
L’endroit est a IMPASS la zone constellation comporte 6 systemes que la FrA pourrais gerer et 4 outpost , avec repartission de chaque system avec deux ou trois corp dans chaque system.

energized »

par Mr Truc » 07 Oct 2010, 17:15

je ne sais pas, si mon nom est cité c’est simplement parce qu’avec le tems je commence à être connu de certains leaders francohpone, mais je n’ai jamais entendu parlé de tout ça.

Quand à Marc Gervais, ou Energized, c’est la même personne au bout du clavier. Il est très connu de tous, et très décrié, parce que ces plans n’ont jamais réussi à prendre forme de A à Z.

Du coup il a énormement perdu en crédibilité.
Quand je parle de plans « foireux » j’entend de véritables débacles à la clef.. pas juste un plan qui ne prend pas vie.

Ambiance…

Parallèlement, les tractations de coolhand pour intégrer une puissance souveraine installée en 0.0 commencent sérieusement à patiner, cette guerre calamiteuse qu’il traine comme un boulet, rend ses interlocuteurs quelque peu sceptiques sur la santé de son alliance, et ses gesticulations diplomatiques, qui consistent à menacer publiquement une alliance d’industriels sans défense, n’abusent personne.

En attendant l’ennui nous guette et dans notre quête avide de cibles, nous étendons nos recherches en low-sec, puis en 0.0, avec les risques que cela comporte, mais l’ennemi continue de fuir le combat.

Petit à petit, les affaires semblent reprendre : un Battlecruiser par ci, un autre par là, un Hulk, notre friandise préférée, et surtout Amra Bonhart qui nous échappe de peu : après que nous ayons intercepté son Raven à bord de ships légers, nous devons alterner les tacles pour échapper à sa puissance de feu : chaque tacleur part en  atelier lorsque les dégâts qu’ils subit deviennent critiques, et un autre tacleur prend sa place en attendant son retour. Ainsi notre flottille détruit lentement ses boucliers, mais lors d’une permutation trop lente, il parvient à réactiver son WarpDrive. Ce pilote a fait preuve d’un sang froid remarquable, en revanche, une fois à l’abri d’une station, il craque complétement sur le canal de com public du système.

Nous lui ferons ravaler ses rodomontades, mais rien ne presse, nous sommes patients et saluons au passage les corporations Meditativus Vitae et Cybernet Innovations, qui quittent respectivement les Factions Francophones Unies et E112.

Dragées pour tout le monde

Posted in Combattants & Rébellion d'Usine, Le Troupeau, Ships, Worm space on 2 novembre 2010 by letussleep

Il y a peu, nous avons marié nos corporations, aujourd’hui nous distribuons les dragées.

Cette journée s’annonçait pourtant très calme :  les ennemis semblent quelque peu écœurés après leur mobilisation stérile de la veille, et un calme résigné flotte sur le couloir de la mort, à peine troublé par le dernier soupir de Fedaykinn.

Nous apprécions cette atmosphère et sommes d’autant plus heureux qu’aujourd’hui, nous allons chasser de nouveau sur nos territoires ancestraux du worm-space.

Pour l’occasion, nous avons ressorti quelques vieux croiseurs, qui prennent la poussière depuis l’époque de notre première campagne, parfois nous envions les talents de Thernos quand il s’agit de nettoyer les hangars.

Un peu émus, Captain Stubbing, Sleeper’s et Sleepless Upholder embarquent dans les reliques sacrées. Ces  fiers Caracals et Blackbird sont toujours opérationnels, les réacteurs démarrent au quart de tour, tous les systèmes répondent parfaitement, et les voilà partis vers le système worm exploité par une corporation de l’alliance E112, dans lequel Amatterasu est tapie, à bord de son bombardier furtif.

Surement à cause de la guerre, la corporation Corsaire Stellaire au singulier a du mal à ravitailler la tour de contrôle déployée dans le système, Amatterasu nous signale qu’elle n’est plus en ligne, il y a quelque chose à tenter.

Les adversaires parviennent in extremis à remettre leur POS en ligne, alors que les premiers d’entre nous arrivent sur place, Sleeper’s et Amatterasu commencent à neutraliser les tourelles de défense de la tour de contrôle, les deux Corsaire Stellaire présents dans le champ de force de la POS n’en croient pas leur yeux, comment ces diables de Sleepers ont-ils pu trouver leur système worm ? Mais très vite, ils reprennent leurs esprits, après tout le Brutix  de kaosanyan ne devrait faire qu’une bouchée d’un Caracal et d’une Manticore.  Ou pas. Les Corsaire appellent leur alliance à l’aide, et c’est coolhand en personne qui réunit un petit gang pour venir à leur rescousse, tandis que Shyzandra dans son Punisher essaye de gagner un peu de temps.

Coolhand n’a ni la vision stratégique, ni le charisme pour faire un bon chef d’alliance, mais c’est un combattant très talentueux et courageux ; lorsqu’il finit par arriver en Huginn, accompagné d’un Harbinger, d’une Harpy et d’un Maller, contre deux Caracals et le Blackbird, bientôt rejoints par le Hound de Curaçao Gold, nous sommes en mauvaise posture.

Mais dans le worm-space, notre puissance est décuplée, nous sommes portés par la grande vibration cosmique, et les redoutables contre-mesures électroniques de Stubing renversent une fois de plus une situation initiale défavorable.

Lorsque le silence retombe sur le système, le gang de coolhand est totalement éliminé.

Exactement au même moment, dans l’espace connu, nos camarades de la corporation FFR infligent également de leur côté un coup terrible à l’ennemi : Papy Brutus, un des leaders de l’alliance FFU, est intercepté à une jumpgate à bord de son Loki. Ce type de croiseur de la 3ème génération est en principe insaisissable, mais passé une certaine heure, les réflexes de Papy Brutus sont émoussés, et il ne parvient pas à activer son module de furtivité avant d’être verrouillé par les pilotes FFR.

Il fait immédiatement demi tour pour retourner à la jumpgate et s’enfuir, mais en pleine panique, il commet l’erreur de tirer sur l’un de ses assaillants, se bloquant ainsi toute possibilité de retraite, et perd son précieux Loki.

Moins de vingt minutes plus tard, exactement au même endroit, c’est un autre ship spécialisé dans l’infiltration, le Crane de Keira otella, qui se laissera surprendre par la vitesse de réaction des FFR, alors qu’il était spécialement équipé pour leur filer entre les doigts.

L’addition de la journée commence à être lourde pour nos ennemis, sur le chemin du retour vers Teonosude, nous podons presque simultanément deux fois MaKillum pour fêter ça, mais ce n’est pas fini.

Nous avons repéré la veille que les pilotes de la corporation Furor Arma Ministrat se sont cachés aux alentours de Cat, très loin de la zone de combat, où leur petite entreprise ne connaît pas la crise.

C’est sans compter Bud d’Arkard : lorsque nous l’avons connu, c’était un mineur qui sanglotait quand nous détruisions ses barges, des semaines de guerre l’ont transformé et nous l’appelons entre nous la Hyène de New Eden.
Il se rue dans Cat avec frénésie, à bord de son intercepteur puis s’en prend, seul, au Harbinger du malheureux Conor Dhor. Il faudra que ses compagnons viennent sur place pour le raisonner avant qu’il ne s’éjecte pour mordre l’épave.

Un dernier pour la route, et les voici repartis pour  nous retrouver à Teonusude IV – Moon 8 – The Leisure Group Development Studio, où nous consommons tout ce que la station compte de putes et de boissons fermentées et dont  les coursives résonnent de nos chants de victoire jusque tard dans la nuit, pendant que les corporations Furor Arma Ministrat et Division Karkajou quittent l’alliance E112.

C’était une bonne journée.

Blocus

Posted in Combattants & Rébellion d'Usine, Le Troupeau on 1 novembre 2010 by letussleep

Les leaders de la coalition FFU + E112 avaient vendu à leurs troupes une entrée triomphale dans la cour des grandes alliances, avec à la clé les richesses et la gloire de l’espace non sécurisé.

Les quelques pilotes ennemis qui se sont installés en 0.0 vivent blottis en POS à l’entrée de Great Wildlands, sans accomplir quoi que ce soit de notable si ce n’est grignoter les restes que veulent bien leur laisser les puissances locales qui les tolèrent, et se cacher des autres.

Mais pour l’immense majorité d’entre eux, ceux qui sont restés en Empire, la guerre contre les FFR, supposée être un dernier entraînement avant le grand saut en nullsec, s’est transformée en cauchemar.

Tous les jours, des dizaines d’entre eux empruntent le couloir de la mort et tentent de passer entre les mailles de notre filet à bord de ships rapides et parfois furtifs, certains n’en réchappent pas, comme aujourd’hui zzsnake, Shyzandra et une fois de plus Silhvara, également podés le plus souvent. Cela prouve une chose : leurs alliances respectives sont désorganisées et ne proposent aucune logistique lourde aux pilotes qui ne disposent pas de navires capitaux et qui ne peuvent donc couper le cordon vital qui les relie à l’Empire.

On est bien loin du nettoyage annoncé de Great Wildlands !

En interne, les tensions s’accumulent. Des pilotes désenchantés prennent spontanément contact avec nous pour nous faire part de leurs états d’âmes, voire nous communiquer des informations, nous apprenons ainsi que certains membres de l’alliance E112 s’enrichissent en pillant le worm-space, au lieu de participer aux opérations alliées ; grâce aux indications fournies, Amatterasu, notre eco-warrior préférée, s’infiltre dans ce worm en vue d’une visite surprise d’ici peu.

A l’heure où E112 & FFU négocient leur passeport pour le 0.0, ils se doivent de réagir et de montrer non seulement à leurs troupes, mais aussi à leurs futurs alliés potentiels qui les observent, que l’ordre de rassemblement à Gelfiven, auquel ils répondent lentement mais surement, va conduire à un résultat concret.

C’est donc une armada de bric et de broc qui s’assemble et va permettre aux alliances FFU + E112 d’afficher une supériorité numérique locale écrasante pendant quelques heures, à 500 contre 80 ce n’est pas un exploit, mais au moins ils se tiennent chaud.

Pendant ce temps, leurs mineurs et industriels continuent à payer le prix fort, l’un d’entre eux est détruit non loin de la zone de guerre, mais ceux qui pensent que la distance les protège sont également pourchassés et éliminés.

Une  fois de plus la réaction ennemie a consisté à ne pas faire grand-chose, mais à beaucoup.

Lorsque nos chasseurs rentrent en station, c’est avec le sentiment que l’adversaire vient de laisser passer une de ses dernières chances d’inverser le cours de la guerre.