Archive for the New Eden Category

Industrie Lunaire

Posted in New Eden on 28 septembre 2011 by letussleep


L’évolution a éloigné l’humanité des planètes qui en étaient le berceau naturel. Aujourd’hui, ces astres rassemblent les masses misérables qui n’ont pu s’arracher à leur gravité pour rejoindre l’élite : les orbitaux qui vivent dans les stations, avants postes et autres structures spatiales et au sommet de laquelle trônent les demi dieux que sont les pod-pilotes.

Il en va de même de l’économie et de l’industrie : les planètes ne sont qu’un réservoir de main d’œuvre biodégradable, tout juste bonne à être asservie à l’activité à la valeur ajoutée la plus faible de New Eden : l’industrie planétaire d’extraction et de raffinage de matières premières. C’est dans l’espace qu’il faut chercher la richesse.

Mais l’immense sacrifice humain que représente l’industrie planétaire n’est pas vain : il alimente la plus formidable pompe à fric de la galaxie, l’industrie lunaire.

Cette activité, plus connue sous l’appellation de minage lunaire, consiste à placer des structures en orbite autour des lunes, afin d’en extraire des matériaux, qui seront combinés en composants indispensables à la fabrication de vaisseaux et modules de technologie de 2ème génération. Lesdites structures, appelées POS pour pilot-owned-structure, sont d’immenses tours de contrôles, usines, silos et autres laboratoires, dont le fonctionnement est assuré par une main d’œuvre d’orbitaux hautement qualifiés.

Il n’est possible de miner les lunes que dans les systèmes que les grandes factions ont bien voulu abandonner aux pod-pilotes, c’est-à-dire ceux dotés d’une classe de sécurité de 0.3 et moins.

Dans ces conditions, comment se fait il que le minage lunaire rapporte autant d’argent, alors qu’il requiert de lourds investissements en POS et de composer avec les risques énormes du low-sec, ou du 0.0 ?

Une seule réponse : l’offre et la demande.

Certains matériaux sont rarissimes et ne peuvent être extraits que d’une poignée de lunes à travers toute la galaxie ; les pilotes, corporations ou alliances capables de les exploiter et de les défendre contre leurs concurrents en tirent des profits incalculables.

C’est ce qu’on appelle décrocher la lune.

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Industrie spatiale

Posted in New Eden on 7 septembre 2011 by letussleep

Les pod-pilotes sont l’élite économique de la galaxie, qu’ils dominent de leur puissance et de leur richesse. Ils sont donc logiquement des consommateurs particulièrement gourmands et exigeants, bien loin de la vie d’ascètes que nous menions dans le w-space.

Avant tout, chaque pod-pilote est un armateur : dans la plupart des cas, ses vaisseaux constituent d’une manière ou d’une autre son gagne pain, et souvent, son hobby. Chacun de ces bijoux technologiques et son équipement coûte une fortune. A l’échelle d’un humain orbital moyen, il faudrait des générations de travail pour acheter un croiseur, on  ne parlera même pas des planétaires qui ne verront de vaisseaux que les bétaillères les déployant sur telle ou telle planète.

Avec toutes ces dépenses, comment se fait-il que les pod pilotes trouvent encore le moyen d’être si riches ?

C’est simple, comme dans toute civilisation évoluée, l’argent va à l’argent et la caste supérieure, ici les pod-pilotes, garde la main sur toute la chaine du profit.

Le mineur, l’exploitant de POS ou l’industriel planétaire, qui fournissent les matières premières et produits semi-finis, le pilleur qui récolte dans le worm-space les composants nécessaires à la technologie de 3ème génération, le trader qui commercialise le produit fini et l’industriel qui l’assemble, se partagent le plus gros gâteau de New Eden. Presque tout ce qui sort des poches d’un pod-pilote termine dans la poche d’un autre pod-pilote.

Presque, car à un stade de cette grande chaîne économique, il existe une petite ligne ridicule dans les livres de comptes : celle qui correspond au coût d’utilisation des usines, manufactures ou encore laboratoires que mettent à leur disposition les corporations propriétaires des stations qui en sont équipées.

C’est de ce troisième chiffre après la virgule, celui qui ne compte pas quand on parle d’argent, que vivent des millions d’orbitaux de New Eden, qui sont le pilier de l’industrie galactique.

Jamais, dans l’histoire de l’humanité, si peu de privilégiés ont dû autant de choses à autant de crève-la-faim.

A ceux qui se demandent, comme nous lors de notre arrivée dans l’espace connu, comment un tel déséquilibre a bien pu se créer chez les humain, nous n’avons pas de réponse à apporter.

Nous pouvons juste constater que, dans New Eden, il faut les efforts conjugués de millions de prolétaires pour nourrir un riche pod-pilote, au moins ils auront servi à quelque chose.

Industrie planétaire

Posted in New Eden on 17 juin 2011 by letussleep

L’industriel planétaire essore les planètes d’un maximum de matières premières, qu’il combinera en produits semi-finis, puis finis ; cette production sera vendue à d’autres pod-pilotes, qui s’en serviront dans la majorité des cas  pour construire et alimenter les structures orbitales nécessaires à l’industrie spatiale.

Dans la chaine alimentaire des pod-pilotes, le capitaine d’industrie planétaire se situe juste au dessus du mineur.

Non pas que son activité soit plus profitable, c’est même souvent le contraire, mais parce qu’il exploite davantage de congénères.

En effet, il n’est pas ici question d’une poignée de techniciens hautement qualifiés, formant l’équipage d’une barge de minage, et vivant dans le relatif confort des stations de New Eden, avec toutes les perspectives et opportunités qui s’offrent aux orbitaux.

L’industrie planétaire, requiert au minimum des milliers d’ouvriers, esclaves ou déportés volontaires, parqués dans des unités de production dont ils ne sortiront jamais, tant l’environnement planétaire est le plus souvent hostile à toute vie.

Le seul lien qui les relie au reste de New Eden est l’astroport, par lequel transitent matières premières et produits finis, et que bien souvent, ils n’emprunteront qu’une fois dans leur vie, aller simple pour un enfer industriel dans lequel ils laisseront leur peau avant d’atteindre l’âge de la retraite, continuellement repoussé au delà de leur espérance de vie, ce qui garantit pour l’éternité l’équilibre financier du système.

En rendant leur dernier souffle, ils auront la satisfaction d’avoir nourri à distance une femme dont ils ont oublié le visage et des enfants qu’ils n’ont pas vu grandir, et surtout d’avoir participé au miracle économique de New Eden : transformer l’humain en carburant.

Mineurs

Posted in New Eden on 30 mai 2011 by letussleep

L’industrie de New Eden repose en majeure partie sur l’utilisation comme matière première, des minerais que l’on peut trouver dans les ceintures d’astéroïdes, et donc sur le travail des mineurs.

A tel point que l’on peut se demander qui, du minerai ou du mineur, est la véritable matière première consommée par l’économie humaine.

Les mineurs sont des pod-pilotes ayant abdiqué tout le pouvoir, toutes les ambitions et tous les espoirs auxquels ils pouvaient prétendre, en s’adonnant corps et âme à un travail ingrat et peu rémunérateur, consistant à trainer un engin de chantier, appelé barge, jusqu’à un astéroïde statique, regarder ledit engin gratter du minerai jusqu’à ce que ses soutes soient pleines, trainer la barge jusqu’à une station pour en vider les cales, et recommencer.

Un animal dressé remplirait sans aucune difficulté une mission aussi simple, il paraît même que certains mineurs ont totalement automatisé cette procédure.

Alors pourquoi suffit-il de visiter les ceintures d’astéroïdes d’un système pour voir des dizaines de pilotes, abrutis par la répétition, miner leurs astéroïdes comme un troupeau d’herbivores au pâturage ?

Parce qu’ils sont persuadés de s’enrichir de leurs laborieuses séances de gratouillages, bien suffisantes à financer l’existence misérable qu’ils sont capables d’endurer simplement parce qu’au fil du temps, ils ont trépané tout ce qui faisait d’eux des hommes : l’imagination, la révolte contre le présent et le désir d’avenir meilleur.

Et ce bétail finance sans le savoir les corporations qui le spolient d’une partie de sa récolte, pour financer les hochets de leurs CEO mégalomanes, ou encore les traders qui effectuent sans efforts des juteuses transactions sur les ships construits avec les alliages extraits par les mineurs.

Ces bataillons de petites mains ont tellement peur d’assumer leurs rêves, qu’au nom du réalisme, ils les ont abandonnés au profit d’un confort matériel étriqué et ridicule.

Finalement ils sont plus dociles que des esclaves, et en plus, ils travaillent spontanément à la fortune de leurs maîtres.

Alors le mot mineur prend tout son sens :

Mineur : adj. Qui est moindre, plus petit, inférieur.

Agents troubles

Posted in Let Us Sleep, New Eden on 2 mai 2011 by letussleep

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Mais que fait donc ce respectable agent d’une grande corporation affiliée à l’Empire Amarr dans l’arrière salle enfumée d’un tripot ?

Et cet agent de grand standing, rasant les murs d’une zone fréquentée par des pirates et des chasseurs de primes ?

Ce sont des ripous qui viennent chercher leurs enveloppes.

Chaque pod pilote est enregistré lorsqu’il obtient sa licence, sésame indispensable à l’utilisation d’un ship reposant sur la technologie du pod, lorsque le pilote active le lien pod-vaisseau, que ça soit au plus profond de l’espace ou en station, sa signature personnelle est aussitôt détectée et sa position est enregistrée, du moment qu’il se trouve dans un système de l’espace connu.

Ces informations sont collectées par DED et sont supposées demeurer strictement confidentielles, mais certaines fuites sont apparues ; elles n’ont souvent pas de connexions entre elles et ont des origines variées : ancien collaborateur indélicat, piratage local des systèmes de réception etc…

Rapidement, des agents travaillant pour les grandes corporations des 4 empires y ont trouvé un bon moyen d’arrondir leurs fins de mois et au fil du temps, de véritables réseaux d’informateurs se sont constitués. Certains agents sont de véritables parrains de ces réseaux, leurs services sont très chers, mais il leur suffit d’une poignée d’appels ciblés pour localiser en quelques minutes n’importe quel pilote dans New Eden. D’autres agents sont moins influents et ne disposent que d’informations locales.

Tout chasseur qui se respecte ne peut se passer de ces renseignements et doit donc faire l’effort de gagner les faveurs d’un ou plusieurs de ces agents de localisation.

Nous en connaissons un certain nombre et pour ne pas laisser de traces, nos communications s’effectuent en face à face, dans le brouhaha des rades les plus pourris de New Eden.

Deadspace

Posted in New Eden on 23 avril 2011 by letussleep

La chasse en deadspace est un art difficile, même pour des Sleepers tels que nous.

Dans le worm space, les pilotes ne peuvent détecter une menace que par une utilisation intensive et efficace de leur scanner de bord, notre capacité à ressentir les irrégularités dans la trame cosmique et à en interpréter les vibrations nous confère un avantage indéniable.

Mais dans le deadspace, comme dans l’espace connu en général, notre 6ème sens de la prédation est totalement inutile : tout un chacun peut afficher en permanence la liste de tous les PODs actifs dans le système.

Qui plus est, les complexes de deadspace sont habituellement divisés en poches, reliées les unes aux autres par des Acceleration Gates, qu’il va donc falloir approcher une par une, à très faible vitesse, puisque, cerise sur le gâteau, on ne peut warper d’un point à un autre, ni en général utiliser de MicroWarpdrive à l’intérieur de ces poches.
Pour couronner le tout, les zones de deaspace n’ont pas de point de référence dans le système solaire dans lequel elles se trouvent : pour y accéder, à moins de disposer d’un bookmark, il faudra passer le système au scanner pour détecter un artefact qui s’y trouve, et localiser laborieusement sa position exacte au moyen de sondes.

Ces caractéristiques très particulières du deadspace en font le terrain de prédilection des pirates, des fugitifs et autres parias, qui viennent souvent y baser leurs installations secrètes.

Pourtant, nous fréquentons assidûment ce terrain qui nous est si défavorable, car on y trouve des proies extrêmement juteuses, appâtées comme toujours par le gain. En effet, cet espace hors la loi est le théâtre de nombreux vols, assassinats, vendettas et autres règlements de comptes entre les corporations rattachées aux grandes factions souveraines, qui recrutent à tours de bras des pod-pilotes mercenaires, pour accomplir ces missions clandestines.

Et nous n’aimons rien tant que traquer lesdits soldats de fortune, en action dans le deadpsace à bord de leurs Battlecruisers ou Battleships.

Nous n’éprouvons aucune pitié pour ces pilotes qui, pour une poignée d’Isks, ont vendu leur liberté et leur pouvoir aux corporations qui dirigent l’Empire, dont ils se sont fait les larbins volontaires, exécutant leurs basses besognes avec la servilité indolente de chiens trop bien nourris.

En quelques secondes, ils passent du statut de chasseur à celui de gibier, puis d’épave.

Planètes

Posted in Let Us Sleep, New Eden on 4 mars 2011 by letussleep

Dans New Eden, les planètes appartiennent à l’histoire, toutes les civilisations sont désormais des empires spatiaux, dont la puissance et la richesse reposent sur des structures orbitales, depuis les gigantesques stations dans lesquelles peuvent amarrer des vaisseaux capitaux, jusqu’aux minuscules tours de contrôle autour desquelles flottent des usines ou des hangars, à l’abri précaire de champs de force.

Mais tout évolue : les pilotes sont désormais autorisés à installer des colonies sur les planètes afin d’en exploiter les ressources, il leur suffit de payer quelques structures et de les déployer sur place. Dans les faits tout va très vite, et nous voyons bientôt fleurir des Customs Offices en orbite autour de toutes les planètes de New Eden.

Il est malheureusement très difficile de localiser ou d’identifier les colonies appartenant à tel ou tel pilote, et si l’on ajoute à cela le fait qu’elles peuvent être commandées à distance, les possibilités d’attaque sont bien maigres, le seul espoir étant d’intercepter les vaisseaux  aux abords des Customs Offices, pendant qu’ils chargent ou déchargent leur cargaison.

Finalement, toute cette soupe servie aux industriels ne changera pas grand chose à nos habitudes : les belts, les jumpgates et le deadspace resteront nos terrains de jeux favoris. Les choses changeront peut-être dans le worm-space, déjà des Customs Offices surgis du néant ont commencé à défigurer nos territoires, ils feront d’excellents lieux d’embuscade…