Archive for the Quantic Apodis Category

Le Sac de Quantic Apodis 4 : Apocalypse

Posted in Let Us Sleep, Quantic Apodis, Worm space on 21 février 2011 by letussleep

Askatu prend à son tour la parole :

« Je n’ai même pas eu le temps de finir ma nuit que l’alarme de mon holocom corpo m’a tiré du sommeil du juste.
Mes amis de Quantic Apodis n’avaient pas traîné pour découvrir l’ampleur des dégâts et Hesiode diffusait un message général :

« J’irai droit au but : nos hangars en empire ont été pillés et certains de nos vaisseaux ici-même ont disparu. Nous n’avons encore aucune piste concernant l’identité du ou des voleurs mais nous sommes certains qu’il s’agit de quelqu’un en interne. Nous vous demandons à tous de fournir vos matricules afin que nous analysions vos possessions matérielles et budgétaires. Vous êtes libres de refuser mais ce refus pourra être un motif de renvoi. »

Il n’était pas question pour moi de déférer à sa demande, je savais que, tôt ou tard, je serai confondu, mais j’avais deux chose à faire en attendant : d’abord aider Schulack à terminer l’installation de notre société écran Baltar Corporation dans le système worm qui, pensions-nous, allait nous servir de refuge le temps que l’orage passe.

Officiellement, cette corporation avait pour objet social d’exploiter le système worm de classe 2 dans lequel elle était basée, alors qu’en réalité nous réinjections la majeure partie des ressources pillées à Quantic Apodis dans la remise en état et la réhabilitation du système.

Ensuite, j’avais bien l’intention de profiter un peu du spectacle de la rage désordonnée de mes victimes.
Sur ce dernier point, je n’ai pas été déçu : j’ai assisté à une chasse aux sorcières particulièrement délicieuse, semaine durant laquelle cette corporation a révélé sa vraie nature : une meute de hyènes insatiables, avec pour seul ciment leur incapacité à assouvir seules leur appétit, et prêtes à se sauter à la gorge à la première occasion.

Quantic Apodis a même dû se fendre d’un communiqué de presse, exposant l’affaire au grand public.

Malheureusement, la suite fût moins heureuse : dernier membre de la corporation à ne pas fournir mes codes d’accès personnels, je me retrouvais rapidement en haut de la liste des suspects et les limiers de Quantic Apodis eurent tôt fait de faire le lien entre la Baltar Corporation et moi-même et de remonter jusqu’à notre système.

Il leur fallut moins de trois jours pour venir à bout des maigres défenses, dont nous n’avions pas eu le temps de finaliser la mise en place, et détruire l’ensemble des structures humanitaires que nous étions en train d’installer.

Pour ajouter l’humiliation à la défaite, ils vendirent ensuite les coordonnées du systèmes dévasté aux plus offrants des chiens de leur espèce.

Schulack et moi avons pu fuir, mais nous n’avons pas oublié.

Seule consolation, l’assaut ennemi est survenu avant que nous n’ayons pu investir plus qu’une petite partie de ce dont nous les avons dépouillés . En vous donnant ce qui reste, nous savons que vous en ferez bon usage au service de la Cause.

La dignité est dans la lutte, elle n’est pas dans l’issue du combat. »

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Le Sac de Quantic Apodis 3 : Les Hangars de Quantic Apodis

Posted in Let Us Sleep, Quantic Apodis, Worm space on 21 février 2011 by letussleep

Schulack poursuit son récit :

« Arrive enfin le jour J, ou plutôt la nuit N.

Nous avons attendu que la corporation s’endorme. Bien qu’il reste quelques affamés du caillou sur le canal de communication corpo, ils ne sont pas une menace pour notre opération, vu le degré de conscience de ce genre de pod-pilotes pendant leurs moissons. Pour nous aussi, la moisson allait commencer.

Askatu, resté seul dans la corporation pendant que j’ai préparé notre cavale et organisé notre planque dans un système worm, va devoir dévaliser un maximum d’actifs de Quantic Apodis, avant que quiconque ne remarque ce remue ménage suspect et ne donne l’alerte. De retour provisoire dans l’espace connu, je le suivrai dans ses mouvements pour prendre livraison des biens et éviter ainsi qu’ils ne transitent par les hangars personnels d’Askatu, où ils pourraient attirer l’attention.

Ce plan est de conception simpliste, mais d’exécution délicate, car les actifs de Quantic Apodis sont répartis entre plusieurs sites : le siège social à Nausschie, mais également des bases logistiques à Marosier, Dantbeinn et Raneilles, sans oublier ce qui se trouve dans le système worm J111629, mais de notre côté, nous avons eu tout le temps de nous préparer : dans chaque station, j’ai loué des hangars à proximité de ceux de Quantic Apodis, et embauché des équipes de dockers habitués à travailler discrètement. Encore mieux, nous avons appris à piloter les vaisseaux de valeur sur lesquels nous espérons faire main basse.

Askatu commence donc notre monumentale razzia : à chaque station il saisit les codes d’ouverture des hangars, et dans une noria de grues, portes containers et autres, chaque carton, palette, caisse, bidon, container, big bag, et que sais-je encore, est transféré à toute vitesse dans mes hangars. Sur les docks, les vaisseaux sont discrètement déplacés, puis nous fonçons vers la station suivante pour recommencer ce manège.

A Marosier, première alerte : le volume des marchandises déplacées est tel, que nous provoquons un ralentissement marqué de l’activité des docks. Fort heureusement, nous sommes en règle ; en l’absence d’effraction signalée dans les installations de Quantic Apodis, notre déménagement n’attire pas l’attention des autorités.

En moins d’une demi heure, notre tournée d’adieu est terminée, nous n’avons laissé à nos patrons que la poussière et les rats crevés, mais le plus dur reste à faire : dévaliser leur système worm, ce qui implique d’approcher à bord d’un vaisseau industriel les hangars orbitaux, et d’effectuer les transferts au vu et au su de quiconque se trouvant dans les parages, puis de se précipiter vers un worm-hole ouvrant vers l’espace connu, pour y vider la cargaison avant de retourner dans le système worm pour un nouveau chargement.

L’opération est couronnée de succès, les derniers retours se feront à bord de Battleships volés dont, cerise sur le gâteau, le vaisseau d’Hesiode, CEO de Quantic Apodis.

Il était temps pour Askatu de prendre un peu de repos après cette journée harassante, et il m’incombait de gérer le butin : inventoriant et vendant le fruit de notre forfait secret. Mes premières estimations s’élèvaient à plus de 2 milliards d’ISKs, plus qu’assez pour réhabiliter le système worm dans lequel nous nous étions implantés en secret.

J’aurais voulu que mon récit se termine ici, mais hélas, certains évènements survenus par la suite sont venus ternir notre exploit. »

Le Sac de Quantic Apodis 2 : Infiltration

Posted in Let Us Sleep, Quantic Apodis, Worm space on 20 février 2011 by letussleep

C’est Schulack qui prend la parole.

« Askatu et moi-même avons longtemps été des pod-pilotes comme les autres : notre existence était une réalité virtuelle peuplée de mirages si puissants, qu’ils occultaient à note conscience la véritable essence de l’univers.

Puis, en découvrant le worm-space, nous avons découvert notre identité spirituelle. Nos chakras se sont ouverts à la grande vibration cosmique et nous vibrons en syntonie avec elle. Depuis, nous menons le même combat que vous, mais avec nos méthodes.

Il y a un peu plus d’un an, nous avons donc rejoint les rangs de Quantic Apodis.

C’était pour nous la ciblé idéale : corporation capitaliste industrielle rémunérant ses employés en fonction des ressources amassées dans le w-space principalement. Si mes souvenirs sont bons, elle regroupait à l’époque une quarantaine de membres et fait toujours partie de l’alliance Federation Solaris (qui ne cache pas ses intentions : « La Federation Solaris tue des Sleepers » ).

Dès notre arrivée, nous avons observé patiemment chaque détail de leur quotidien : les heures d’affluence, leurs mouvements, leurs habitudes, leur insatiable soif de piller… Nous avons  dressé l’inventaire de leurs hangars de stockage, tant dans l’espace connu que dans le système worm dans lequel ils étaient installés : J111629.

Tout ce repérage devait bien sûr se faire en toute discrétion. C’est pourquoi, prétextant notre faible expérience en w-space, nous avons missionné durant un mois en Empire « pour nous faire la main » et prendre le temps d’apprendre. Une aubaine pour nous…

Chaque semaine, le fruit de notre travail nous était demandé et notre apprentissage rigoureusement surveillé. Bien évidement, le salaire perçu était bien inférieur aux bénéfices que nous avions réalisés, mais nous savions que le profit qu’ils faisaient sur notre dos était pour nous un investissement consistant à nous intégrer et gagner leur confiance.

Au fur et à mesure que notre connaissance des rouages simplistes de leur fonctionnement augmentait, l’heure de rendre justice approchait : nous nous apprêtions à rééquilibrer la balance cosmique en réhabilitant un système worm, profané par ces porcs, et nous allions le faire avec leurs propres richesses.

Je quittais ainsi Quantic Apodis, pour créer la société écran dont nous avions besoin pour mettre notre plan à exécution ; Askatu quant à lui restait seul au milieu des chacals mais plus pour très longtemps… »

Le Sac de Quantic Apodis 1 : Etrange Rencontre à Nausschie

Posted in Let Us Sleep, Quantic Apodis, Worm space on 20 février 2011 by letussleep

Les anciens docks désaffectés de Nausschie


A chaque fois que l’alarme du wallet corpo retentit sur l’holocom, nous savons que quelqu’un a payé et qu’une guerre va prendre fin dans les 24 heures.
Mais cette fois-ci, impossible de savoir à quelle wardec relier la somme de 200 millions que nous venons de recevoir : ce montant ne correspond à aucune rançon réclamée actuellement, et le payeur n’a fait aucune demande d’armistice.

Au même moment, nous sommes informés de la création d’un contrat à notre profit : il consiste en un don d’Orca tout équipé, dans les baies duquel se trouvent des barges de minage. Notre mystérieux donateur fait preuve d’humour, il semble bien connaître notre goût proverbial pour la destruction d’Orcas et notre incapacité totale à piloter ce type de vaisseau industriel.

C’est en tout cas une manières des plus plaisantes d’entrer en contact, nous partons pour Nausschie IX, où nous pourrons prendre possession de l’Orca. Rendez vous est pris dans les anciens docks désaffectés de la station, haut lieu de trafics et de commerces clandestins en tous genres.

Après avoir arpenté des kilomètres de couloirs glauques, nous rencontrons enfin nos donateurs.

Leurs fréquents coups d’œil par-dessus leurs épaules trahissent une certaine nervosité, nous savons reconnaître les fugitifs, ceux qui mènent leurs combats clandestins contre les plus puissants qu’eux, mais il y a autre chose chez ces deux-là : nous sentons de l’intelligence, de la détermination, et surtout ce karma inimitable de ceux qui ont vécu en symbiose avec le worm.

C’est une de ces rencontres qui, en un battement de cœur, peut dégénérer en bain de sang ou sceller un pacte indestructible. L’un des deux nous tend une tablette numérique : « Voici le connaissement, signez le, et la marchandises est à vous. »

Emergent s’avance et signe, les remercie puis recule d’un pas. Maintenant que nous avons accepté leur offrande avec gratitude, nous restons muets, leur faisant comprendre que nous attendons des explications.

Ca tombe bien, Schulack et Askatu ont une histoire à nous raconter, et nous savons d’avance qu’elle va être intéressante.